Eh oui, déjà deux mois que les vacances ont commencés. L'école a appelé encore une fois cette années pour demander à papa si je reprenais l'école, car ça fait 3 ans que j'ai arrêté. Mon père a été furieux, mais il n'a pas eu le choix de m'inscrire. Je commence demain, seule problème, je n'ai pas de vêtements et quand je dis que j'en ai pas, c 'est parce que j'en ai pas. Les seules que j'ai, je les porte à tous les jours, donc aujourd'hui séance de magasinage, mais pas trop, juste ce qu'il me faut! Une paire de pantalons, deux t-shirts, 2 paires de bas et 2 paires de bobettes,1 paire d'espadrille et chandail à coton ouatté. Vous pensez que j'ai oublié les bracières c'est ça, hein? Mais non, ça il en est pas question que père m'en achète!!! Vous croyiez peut-être qu'il est c** de ne pas m'en acheter plus, mais je vous jure que j'en ai jamais eu autant depuis trois longues années. Alors, je crois que c'est déjà assez beau d'avoir du nouveaux linges sans que je me plaigne en plus, car sinon je suis bonne pour une autre petit coup de bagarre!!! Père n'a pas non plus acheté de nouveaux cahiers et de nouveaux cartables ainsi que le reste. C'est justement ça que je suis entrain de faire, effacer tous mes cahiers d'il y a trois ans, car ce sera ceux-là que j'utiliserai pour l'école et mes cartables, que dire de mes cartables, ils sont tellement vieux! C'est les seules que j'ai depuis que j'ai commencé ma première année. Et enfin je retrouve enfin tout dans mon étuit, mes crayons, mes affaires de géométrie, mon efface préféré que maman m'a donné avant de mourir et ma calculatrice que j'ai eu quand je suis rentrée en secondaire. Elle ne fonctionne d'ailleurs presque plus, il va falloir que je trouve un moyen de m'en acheter une autre.
J'attends soudain des bruits de pas dans les escaliers, je me lève précipitament et me mets droit, comme dans l'armée, vous voyez le genre, comme ça je suis prête à faire une tâche, qui croyez-moi, ne me tente pas du tout!
Père ouvre la porte de ma chambre et me dis tout simplement qu'il va en ville acheter quelque chose en manger. Il m'enferme alors dans ma chambre à double tour après avoir vérifié ma fenêtre qui était pourtant scellée depuis trois ans. C'est encore parti pour au moins dix heures de solitude dans ma chambre noir et froide! Vous voulez savoir à quoi elle ressemble, eh bien je vais vous le dire moi à quoi elle ressemble!!! À rien, rien ,rien, rien!!! Il y a des trous ici et là dans les murs qui ne sont pas peinturés. J'ai seulement une couverte, pas de lit, je dors donc à terre. Je n'ai pas le droit d'aller à la salle de bain sans la permission de papa et des fois il ne me l'accorde pas. Vous voulez savoir comment je fais, eh bien papa m'a quand même laisser une chaudière que je prends soin de vider le plus souvent possible!!! Et maintenant que j'y pense, j'ai faim terriblement faim! Il doit bien y avoir au moins une semaine que je n'ai rien mangé. Et p'pa qui m'dis qu'il va s'acheter de quoi se nourrir, je la connais cette excuse bidon! C'est simplement pour ne pas me dire qu'il va aller voir ses amis au Moon, un bar huppé de la ville, et qu'il reviendra saoûl après quoi, ses amis et lui me violeront une partie de la nuit chacun leur tour. C'est pitoyable, je rêve de partir loin d'ici, mais ce n'est qu'un rêve car je sais que ça n'arrivera jamais. D'ailleurs c'est tellement irréaliste que ce genre de vie n'existe pas!!! Les familles qui s'aiment mutuellement, les enfants qui jousent au lieu de travailler, des adolescents qui sortent le soir au lieu de faire le ménage de la maison quotidiennement et enfin des couples qui se marient et qui ont des enfants sans que ceux-ci ne les battent!!! Voulez-vous me dire c'est quoi ce monde de fou là!!!
Enfin bref, il faut que j'arrête de penser à ça! Je crois plûtot que je vais continuer de préparer mes affaires pour lundi, je crois, en fait je suis même pas sur de la date que l'on est aujourd'hui. C'est peut-être demain lundi. Enfin bref, il faut que j'arrête de penser à ça sinon je ne serai jamais prête. Et là, triste réalité qui reviens, papa est parti se saoûler et ne reviendra qu'au beau milieu de la nuit pour me battre, donc j'en déduis qu'il n'y aura pas de séance de magasinage. Il m'a encore trompé, encore une fois, il ne fait jamais ce qu'il dit, mais ça je ne peux pas lui dire, imaginez, j'ai failli me faire trancher une main pour avoir pris une minuscule carrote dans le réfrigérateur, un jour, alors je ne me risquerai pas de lui faire cette remarque si je tiens à ma survie. Bon, je me dis que peut-être il trouvera quelqu'un qui me donnera des vêtements! Je l'espère bien. Mais pour demain, c'est foutu, je porterai la même choses qu'aujourd'hui et qu'hier et que le jour précédent, etc, etc...
Ellipse temporelle
Je ne sais plus quelle heure il est, mais il fait noir et il y a quelqu'un qui m'a extirpé de mon sommeil en claquant la porte de la maison. Je devine donc que mon père est arrivé, mais dans quel état! Je n'ai pas envie de passer la grosse nuit!!! Je serai capable de me résigner à me faire violer à la limite, mais je sens que je ne serai pas capable de me faire battre encore. La nuit précédente m'a affaiblit et je ne suis pas prête de revivre ça!J'espère qu'il attendra à demain pour ce petit manège. Mais plus les pas montent dans l'escalier, plus je me doute que ce n'est pas papa! Alors qui, qui oserait rentrer ici! Les voisins dans le quartier n'oseraient jamais surtout depuis que père les a menacer de me tuer à petit feu et de me faire hurler, hurler, hurler pour que toute les personnes du quartier entendent et que mes cries viennent les hanter dans leur sommeil. La plupart ont déjà connu maman quand celle-ci était vivant, je pouvais encore aller dehors et alors là, les voisins s'exclamaient en me voyant, ils disaient que j'étais belle et que je devrais penser à devenir mannequin, moi je les avait trouvés méchant de me dire ça, surtout que papa n'arrêtait pas de me dire que les manequins étaient toutes des filles laides qui s'étaient faites retoucher ici et là pour être plus jolies et penser que les autres les aimeraient plus. Alors quand j'entends les pas dans les escaliers, ça me fait flipper, parce que si quelqu'un a osé rentrer dans la maison sans la permission de p'pa c'est parce qu'il est plus fou que papa. Je décide de me cacher en dessous de ma couverture pour ne pas que la personne ne me voit si elle réussi à ouvrir la porte. Je me décache un peu le visage et je vois une lumière passer en-dessous de ma porte. J'entends aussi des personnes parler et une dire qu'il n'y a rien ici, que c'est une fausse alerte! Ouff! Sauvez, maintenant j'ai hâte que papa arrive.
Quand il arrive je lui raconte toute l'histoire et là il me dit:
Monsieur: TU LES A APPELÉS. TU AS APPELÉ LES FLICS! OH LÀ, TU VAS VOIR QUE ÇA SERA PAS JOLIE POUR TOI CE SOIR. TU VAS LE REGRETTER AMÈREMENT!!!
Lauren: Non, non, non!!! Je te jure que je ne les ai pas appelés et puis de toute manière comment j'aurais pu, je suis restée enfermée dans ma chambre, je ne suis pas sortie, je n'aurai jamais osé!!! Je vous en supplie, dis-je en pleurant.
Mais papa ne l'entendait pas comme ça! Il m'agrippe les cheveux, m'entraîne au sous-sol et m'attache après le mur. Il serre les liens le plus fort possible et commence alors mon enfer. Il prend un couteau qui est posé sur la commode et commence à me couper les bras, les jambes, le ventre et pour finir le visage. Je cris tellement fort, mais ici les murs sont insonorisés, personne ne peut m'entendre!
Après cette petite séance de relookage, il me déshabille, commence à me prendre en photo en me disant que même la pire des bête est plus belle que moi!!! Ce qui me fait pleurer. Il allume la lumière à son maximum, prend le fouette et commence la deuxième partie de mon calvaire. Après quoi, il me détache, m'emmène dans son lit, me ratache au lit à l'aide de chaînes qu'il m'avait ordonné trois ans plus tôt de voler. Installe ensuite la caméra sur le trépier, se déshabille, ne prend même pas la peine de se mettre une capote, appuie sur play et me viole:
Monsieur: Oh ouuuiiiiiiiiiiiii!!!! HHHeeeiinnnnnnnn!!!
Moi je pleure, cette séance de torturage m'a tellement affaibli que contrairement aux autres soirs, je n'ai pas la force de me débattre.
Monsieur: Ahhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!! Ooooooooooooouuuuuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!
Enfin, il a jouie, il a enfin trouvé ce qu'il voulait, un peu de plaisir! Il se recouche à côté de moi et commence à dormir. Moi je sais ce qu'il me reste à faire, je dois retourner dans ma chambre. Et je pleure et je pleure et seule moi-même peut me consoler! Je décide alors de tenter le tout pout le tout, je me lève, descend en silence dans le salon et compose le numéro de la police. Je réussi à leur donner l'adresse en espérant que c'est la bonne quand tout à coup je me sens levée et jeter contre le mur du salon! Mon dieu, j'ai été découverte et papa va me faire la peau encore une fois. J'entends au téléphone, la réceptionniste qui me demande si tout va bien. Pauvre elle, elle ne peut pas comprendre que jamais plus je ne lui parlerai, que j'en aurai jamais plus l'occasion, car je devine que ce soir, sera mon dernier jour sur terre.
Père ne prends même pas la peine de parler, il saisit le fusil qu'il a dans la commode et le pointe sur moi et tire et tire. Je sens un liquide chaud couler sur mon bras et sur mon ventre, mais j'entends aussi des sirènes au loin!!! Trop tard, trop tard, je quitte déjà ce monde, ils auront beau essayer de tout faire pour me sauver, je sais et je sens déjà que ce sera inutile. Il est malheureusement trop tard. J'aurais dû réfléchir, j'aurais tellement dû! Mais là, il est tout simplement trop tard.